J-1. La tension monte à Bruxelles. À la veille de la finale de la Coupe de Belgique, les Mauve et Blanc se sont entraînés une dernière fois au stade Roi Baudouin. Avant cette séance, l’entraîneur Jérémy Taravel et le capitaine Colin Coosemans se sont entretenus avec la presse. Ils ont évoqué la finale contre l’Union, laquelle s’annonce palpitante. "Je veux toujours pratiquer un football dominant", déclarait le coach, "mais nous devons trouver le juste équilibre entre un football dominant et un football réaliste." Regardez l'intégralité de cette conférence de presse sur Mauve TV.
C’est notre capitaine qui a ouvert ce point presse et qui est brièvement revenu sur les soucis extra-sportifs survenus contre le KAA Gent. "J’ai dû, pendant 45 minutes, être quelqu’un que je ne suis pas pour arracher un résultat, mais ce n’est pas un phénomène récurrent dans ma carrière. Je crois que nous devons être conscients que les émotions font partie du football”, lançait Colin Coosemans. "Nous savons que nous devrons être capables de canaliser nos émotions face à l’Union. Ces dernières semaines, nous avons reçu deux cartons rouges qui ont eu un impact énorme sur notre équipe et sur nos chances d’obtenir un bon résultat. Tout le monde est conscient que nous aurons bien besoin de onze joueurs demain."
Ce jeudi après-midi, ce n’est pas une simple finale qui est au programme. Pour la première fois de l’histoire, c’est un derby bruxellois qui figure à l’affiche. "Les derbies sont toujours chargés en émotion", reconnaissait aussi le capitaine des Mauves. "Et quand un trophée est en jeu, c’est certainement quelque chose qui anime le groupe. Nous avons un bon mélange au sein de l’équipe entre les joueurs étrangers, les joueurs belges et les jeunes formés à Neerpede. Nous en parlons beaucoup, bien sûr aussi de l’importance de ce match."
"Je constate dans le vestiaire que nous avons des gars qui travaillent d'arrache-pied et qui sont prêts à tout pour gagner des matchs, afin de ramener un trophée au RSCA" Le gardien ne veut pas trop s’attarder sur des détails et aborder la finale comme si c’était son premier match. “Je me souviens encore de mon tout premier match, que j’ai disputé à l’âge de six ans. Revivre les mêmes émotions que j’ai eues alors, c’est comme ça que je veux aborder le match contre l’Union : juste pour le plaisir de jouer.” Et qu’est-ce qui doit changer par rapport aux deux précédentes finales ? "Le résultat", disait-il clairement. "Jouer une finale, c’est toujours différent, et on peut longuement discuter de la manière dont on la joue."
Pour le capitaine du RSCA, seul le résultat final comptera en ce jour de l’Ascension. L’entraîneur est lui aussi conscient de l’importance du trophée, même s’il a également insisté sur la manière dont il souhaite atteindre cet objectif. "Ce sera un match important, tant pour le club que pour les supporters et les joueurs”, déclarait Jérémy Taravel.
"Ce jeudi, nous devrons savoir maîtriser nos émotions, rester concentrés sur notre jeu et notre plan tactique. Je veux toujours proposer un football dominant." Pour Jérémy Taravel lui-même, qui est passé au cours de la saison de T3 à entraîneur principal, ce sera également un match spécial. Même s’il préfère le nier. "Non, je suis un jeune entraîneur et remporter cette coupe signifierait avant tout quelque chose de spécial pour mon groupe de joueurs, l’ensemble de notre staff et pour nos supporters. J’en serais bien sûr personnellement ravi, mais je ne pense absolument pas à mon intérêt personnel."
Pour une renaissance du RSCA, il faudra plus que gagner cette finale. "Remporter la coupe donnerait un coup de pouce, c’est vrai, mais ça ne devrait pas s’arrêter là. Nous devrions continuer à construire sur cette base." En 2012, le coach a gagné la finale de la coupe avec Lokeren. “Je sais comment se déroulent les finales. Ce sont les petits détails qui feront la différence. C’est à nous de trouver le juste équilibre entre un jeu dominant et réaliste."
L’entraîneur anderlechtois pourra compter sur un groupe quasi au complet pour la finale de la Coupe. Seul Mario Stroeykens est encore en convalescence et il ne sera pas disponible jeudi. Et verrons-nous Thorgan Hazard sur le terrain lors du coup d’envoi ? "Vous le verrez demain sur le coup de 15 heures", précisait l’entraîneur avec un petit clin d’œil.


