Colin Coosemans : "Porter le maillot du RSCA est à chaque fois un honneur"

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L’histoire de Colin Coosemans se lit comme un roman. Sa carrière a connu une ascension fulgurante, suivie de moments compliqués. À 33 ans, la cerise inattendue sur le gâteau : il est élu Gardien de l’Année lors du gala du Soulier d’Or. "Je n’aurais jamais osé en rêver, même dans mes rêves les plus fous", confiait-t-il après cette consécration. Rencontre avec Colin, passé de troisième gardien à capitaine des Mauve et Blanc.

Colin, tu as été élu Gardien de l’Année. Qu’as-tu ressenti en entendant ton nom ?

"Je savais évidemment que j’étais l’un des candidats pour ce prix. J’avais réalisé une bonne saison l’an dernier, mais on reste toujours nerveux jusqu’au moment où le nom est annoncé. Honnêtement, je ne savais pas du tout que j’allais remporter le trophée."

Voir tes enfants te remettre le prix sur scène, qu’est-ce que cela t’a fait ?

"Ça m’a immédiatement amené beaucoup d’émotions. J’ai toujours dit que je voudrais les avoir à mes côtés le jour où je gagnerais quelque chose. Mais ils sont encore assez jeunes, donc je ne pouvais pas les emmener moi-même ce soir. Le fait qu’ils aient finalement quand même pu être présents à cette occasion rend ce trophée encore plus spécial."

Que représente ce prix pour toi personnellement ?

"En général, un tel trophée est une récompense pour une bonne saison. Pour moi, ça va bien au-delà. C’est la reconnaissance de plusieurs années de travail acharné, de nombreuses années à continuer à croire en moi, à des moments où beaucoup d’autres ne le faisaient plus. C’est pour ça que ce prix est bien plus qu’une simple récompense pour une saison réussie."

Il s’agit en plus d’un prix décerné par un panel composé notamment de journalistes, d’entraîneurs et d’anciens joueurs. Qu’est-ce que cela représente pour toi ?

"Mathématiquement, environ 90% de cette reconnaissance vient de personnes qui n’ont rien à voir avec le RSC Anderlecht. Ça en fait un indicateur très sincère de la saison, ou plutôt de l’année 2025 que j’ai vécue. Cette appréciation, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du club, fait énormément de bien."

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Y a-t-il des moments de l’année écoulée qui symbolisent ce prix pour toi ?

"Je ne peux pas en choisir un seul. J’ai toujours continué à croire et à travailler dur pour pouvoir jouer sous les couleurs du RSC Anderlecht. Dans les moments les plus difficiles, quand j’étais au plus bas, j’aurais déjà été heureux de simplement jouer un match. Jouer pour le RSCA est un honneur à chaque fois, donc je ne peux pas désigner un match précis."

Une parade préférée, alors ?

"Je pense immédiatement à l’arrêt sur la tête d’Aurélien Scheidler sur le terrain du FC Dender."

As-tu déjà pensé que tu pourrais gagner ce prix ?

"Non, vraiment pas. Je n’osais plus en rêver, même dans mes rêves les plus fous. Quand les choses allaient moins bien, mon plus grand rêve était tout simplement de pouvoir jouer pour le RSC Anderlecht. Si mon parcours peut être une source de motivation pour des personnes qui traversent une période plus difficile, alors c’est formidable. Pour moi, ce prix est une immense lumière au bout d’un très long tunnel."

Qui souhaites-tu remercier ?

"Avant tout ma femme et mes enfants, bien sûr, mes parents et mes beaux-parents. Plus largement, toute ma famille et mes amis, dont beaucoup sont devenus une véritable famille pour moi. Ensuite, toutes les personnes qui ont été là dans les bons comme dans les mauvais moments : mes coéquipiers, les entraîneurs et tous ceux qui m’ont accompagné et fait progresser au fil des années, qu’ils travaillent encore au club ou non. Je pense que chacun pourra se reconnaître dans cette récompense."

Pour finir, un mot pour les supporters ?

"Nous avons remporté deux trophées individuels ce soir, et c’est beau, mais il est temps que le RSC Anderlecht remporte à nouveau un trophée collectif."

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