David Steegen : un "au revoir", pas un adieu

Treize années à bord du plus beau club du royaume. Treize années d'expériences pour le moins particulières, d'amitiés étroites et surtout d'amour inconditionnel pour notre club. La carrière de David Steegen au RSCA restera inoubliable.

David avait rejoint le RSCA lors de l'été 2009 en tant que responsable de la communication. Au fil des ans, il s'est révélé être une encyclopédie ambulante, un expert de la maison, mais surtout un fidèle supporter des joueurs, des entraîneurs et des membres du conseil d'administration. Ceci lui a apporté de nombreuses amitiés très proches, une appréciation professionnelle, mais aussi son propre livre. Dans "Elke dag een wonder" (2018), il a consigné ses expériences en tant qu'attaché de presse, dans le style qu'on lui connaît.

Dès 2020, David Steegen a assumé un tout nouveau rôle au sein de notre club. En tant que responsable des affaires publiques, il s'est effectivement occupé des relations avec les nombreux acteurs locaux, lesquels font en outre la richesse de notre club.

Le contrat de David Steegen avec le RSC Anderlecht expirait le 30 juin 2022. David s'est entre temps réorienté en tant que consultant indépendant en communication et il travaille à ce titre entre autres pour TopVolley, la fédération belge de volley-ball. 

Une chose est sûre : les portes du Royal Sporting Club Anderlecht et du Lotto Park resteront toujours ouvertes à David. Ce n'est pas un adieu, mais un "au revoir". Merci, David. 

Lisez ci-dessous la chronique d'adieu de David Steegen :



Le Royal Sporting Club Anderlecht est parfois en bagarre avec son passé, et ce depuis bien longtemps. Les adieux ne sont jamais à la hauteur des triomphes d’antan.

Avec Paul Van Himst, il est le meilleur joueur Mauve de tous les temps. Robby Rensenbrink s’en est allé à l’abandon aux États-Unis après un partage terne au Beerschot. Fernand Beeckman, l’icône des soigneurs, fut le seul à prendre la peine d’aller le saluer sur le tarmac de Zaventem. Et pourtant, ce monstre du foot mondial avait offert au Sporting, deux Coupes de Belgique, deux Coupes d’Europe et deux Supercoupes européennes, tout en disputant deux finales de Coupe du Monde avec l’équipe nationale néerlandaise.

Bruxellois et enfant du club, Bertrand Crasson dut se satisfaire de quelques applaudissements lors de son remplacement à La Louvière – si ma mémoire ne me joue pas de tours –, après dix-sept ans passés sous l’œil charbonneux de Saint-Guidon.

Fils de la maison lui aussi, Pär Zetterberg s’en alla jouer à Olympiacos. En pleine gloire et en style : grand-messe dans le Parc et tifo à l’avenant. Ce fut moins cool par la suite : revenu au club en tant que scout, il en repartit sans éclat. Quant à son troisième départ, il se passa dans l’anonymat le plus complet : quelques lignes numériques et hop, les pages pleines des faits d’armes saillants qui nous avaient fait vibrer tant et plus, furent tournées d’un pouce distrait.

Un entraîneur allemand autoritaire chassa Jan Mulder du Parc et le droit de dire au revoir à Ludo Coeck nous fut même refusé…

Partir vraiment est sans doute illusoire pour ceux qui aiment vraiment le Sporting, mais après treize ans, c’est mon tour. 

J’en suis très triste, mais pas amer. Loin de là. Je suis très reconnaissant au club: mon premier titre au stade Jan Breydel en 2010 ; les nombreux vestiaires avec qui j’ai pu travailler ; tous ces déplacements européens – et autant de sauts de puce somptueux, de Timisoara à San Siro en passant par Vilnius – ; les coachs, les gardiens de but si spéciaux ; la guerre sans merci avec les médias, puis les réconciliations tout aussi poignantes ; les matchs inoubliables contre Tottenham Hotspur et l’AFC Ajax – deux équipes pour qui j’éprouve aussi de la sympathie –, les maillots offerts par Dembélé et Sulejmani, le 3-3 contre Arsenal, l’épanouissement de futurs footballeurs de niveau mondial que j’ai pu guider pour leurs premiers pas en tant que personnages publics, le respect des supporters et des partenaires commerciaux, les innombrables filles et garçons à qui j’ai pu décrire la beauté de Bruxelles et de notre club, le travail en étroite collaboration avec les instances communales et régionales, mes merveilleux collègues et collaborateurs, les poussées d’adrénaline les jours de match, le soulagement quand l’arbitre siffle, la beauté des « petits matches » …

Treize années fabuleuses ! Qui d’ailleurs, perdureront à jamais car j’ai noué des amitiés indéfectibles : Wasyl, Gillet, Proto, Lukaku, Dendoncker, Kljestan, Frutos, Baseggio, Boeckx et bien d’autres encore…

C’est un rêve d’enfant que j’ai réalisé : le RSCA restera à jamais mon club, et je lui sais gré de m’avoir permis de le servir durant si longtemps. On ne peut bien sûr pas partir et rester, mais… Merci pour tout.

David

 

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