Juste après avoir apposé sa signature au bas d’un contrat qui le lie pour les trois prochaines saisons avec les Mauves, Giulian Biancone a répondu pour nous à quelques questions. Le Français se présente aux fans et ne cache pas ses grandes ambitions.
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
"Je suis né le 31 mars 2000 dans le sud de la France. J'ai déjà séjourné dans pas mal de pays durant ma carrière (NDLR : la Belgique, l’Angleterre, la Grèce). J'ai débuté à l’académie de Monaco et je suis aujourd'hui très heureux de revenir en Belgique avec une expérience précédente au Cercle Bruges. Je suis quelqu'un d'assez jovial, de très positif, mais aussi et surtout un gros compétiteur et un acharné de travail, qui a toujours envie de faire du mieux qu’il peut."
Quelles sont tes qualités en tant que défenseur ?
"Je suis un défenseur assez rapide, j'anticipe très bien. Je suis assez ‘dur’ sur l'homme, dans le ‘un contre un’. Je suis également capable de faire un très bon usage du ballon, avec ma qualité de passing et de dribble. Même si, en tant que défenseur, ce n'est pas forcément la première chose qu'on te demande. Je sais casser des lignes avec mes passes au ras du sol ou trouver du jeu un peu plus long, aussi sur des diagonales."
Tu viens de vivre des dernières années assez folles.
"C’est vrai. Je suis arrivé à l'Olympiakos quand le club a remporté la Conference League. Nous avons ensuite eu la chance de signer une jolie campagne en Europa League et de faire le doublé championnat - coupe. Ceci nous a permis de jouer la Ligue des Champions, où nous avons réalisé un joli parcours. Nous avons aussi gagné la Supercoupe. Donc voilà, je finis ces trois années là-bas avec tout ce qui était possible de gagner dans ce pays."
Que t’a apporté cette expérience en Champions League ?
"Nous avons eu la chance de rencontrer les plus grands clubs de la planète. Des clubs comme Arsenal, Barcelone ou le Real. Difficile de faire mieux au niveau européen. C'était des expériences extraordinaires : affronter les meilleurs et voir ce que c'est le haut niveau. Ça nous permet de voir l'écart qui nous sépare des meilleurs. C’était une grande expérience qui t’aide beaucoup à te développer personnellement en tant que joueur."
Autant de succès en Grèce t’ont donné faim de trophée ?
"Oui, évidemment. Gagner un trophée, c'est pour moi ce qu'il y a de plus beau dans le football. Je ne joue plus que pour ça et je suis venu au RSCA pour ça. Car c'est le plus grand club de Belgique, le club qui compte le plus de trophées. Il est temps maintenant de ramener des trophées à la maison."
Qu'est-ce que tu connaissais du RSCA avant d’y signer ?
"Énormément, car c'est le club le plus titré de Belgique et le plus connu. J'ai grandi avec le grand RSCA des années 2000 et 2010. Quand j'ai joué pour le Cercle durant deux ans, c'était toujours très particulier de venir jouer au Lotto Park avec cette atmosphère particulière. On sent toute la puissance, toute la royauté qu'il y a autour de ce blason. C’est donc particulier de faire maintenant partie de ce club et d'avoir la chance de pouvoir évoluer sous ses couleurs traditionnelles et historiques."
Tu as joué avec Tielemans. Lui as-tu parlé avant de signer ?
"Je n'ai pas parlé récemment avec Youri, parce qu'il joue la Coupe du Monde, mais j'ai eu la chance d'en discuter longuement avec lui à l'époque où on jouait ensemble à Monaco, et il ne m’en disait que du bien. Il m'a parlé de l'académie et de ses débuts pro qui étaient exceptionnels. J’ai aussi eu la chance de parler avec Jérémy Taravel qui est dans le staff du RSCA et qui a beaucoup aidé le club. Donc ça a aussi pris une grande part de ma décision de venir. Je n’ai entendu que du positif."
Que penses-tu pouvoir apporter au groupe de joueurs ?
"J'espère beaucoup de choses. Et vu que je suis un défenseur, lui amener un peu plus de stabilité défensive, de rigueur et de sécurité. En tant qu'être humain, j'espère lui apporter de la positivité et une note d'humour. Comme j'aime à dire : de bonnes vibes. Mais aussi amener de la rigueur, de l'acharnement et de la régularité dans le travail quotidien. L’envie de bien travailler pour atteindre les objectifs fixés par le club."
Pourquoi as-tu choisi de porter le numéro 4 sur ton maillot ?
"C'était très important pour moi (rire). Quand j'ai fait mes débuts professionnels, je portais le 41 et mon capitaine à l'époque du Cercle avait le numéro quatre (NDLR : Jérémy Taravel). C'était un bel exemple, un très bon défenseur. J'ai aussi l'image de Sergio Ramos, car j'ai grandi avec lui. Pour moi, ça a toujours été le numéro du défenseur central de métier, qui a toujours très bien fait son boulot et qui est capable d'aider offensivement sur les phases arrêtées ou par ses qualités au pied dans le jeu. Je trouve que c'est un numéro qui m'a toujours bien correspondu. C'est pour ça que je l'ai choisi."
Pour finir, as-tu un message pour tes nouveaux supporters ?
"Bien sûr. J'espère qu’ils nous aideront tout au long de la saison qui va rapidement débuter. Nous avons des objectifs très élevés. Personnellement, mes objectifs sont en tout cas très hauts. Je viens ici, comme je l'ai dit, pour remettre le RSCA à sa place. Et sa place dans le football belge, c'est tout en haut. Mais nous ne pouvons être que onze sur le terrain. Nous aurons en effet besoin de toutes les personnes présentes au Lotto Park, et de tous ceux qui nous suivront, de près ou de loin. Dans tous les cas, nous devrons constamment rester tous très unis."


