Pourquoi mauve et blanc ?

On se perd toujours en conjectures, aujourd'hui, sur les raisons exactes qui ont poussé le président-fondateur du Sporting Club Anderlechtois, Charles Roos, et ses acolytes, à opter pour le mauve et le blanc, chers au matricule 35 depuis ses débuts jusqu'à nos jours.

Dans le livre qu'il a consacré au cinquantenaire du RSCA, l'ancien chroniqueur sportif, Max Well, fait état de la participation au "Longchamp Fleuri" à Anderlecht, de la Princesse Elisabeth "dans une victoria à la carrosserie ornée d'orchidées mauves et blanches, assorties à la robe qu'elle portait ce jour-là. La future souveraine aurait-elle orienté le choix ou, au contraire, le clergé eut-il une influence déterminante en la matière?

D'autres sources mettent, en tout cas, les couleurs précitées en rapport avec les habits ecclésiastiques où ces tons dominent, précisément. A cet effet, ce n'est peut-être pas le fruit du hasard si le premier adversaire des Sportingmen fut l'Institut Saint-Georges en 1908.

Plus tard, c'est un secret de Polichinelle qu'un autre Institut, Saint-Nicolas, toujours situé sur le territoire de la commune, de nos jours, aiguilla bon nombre de ses meilleurs élèves-footballeurs vers le Parc Astrid. Le plus célèbre d'entre eux ne fut d'ailleurs autre qu'un certain Paul Van Himst.