Ce samedi 28 janvier 2012, le Sporting d’Anderlecht n’est pas parvenu à s’imposer en déplacement face au Beerschot AC. Les Mauve et Blanc ont effectivement dû se contenter d’un nul blanc sur le terrain du Kiel. Guillaume Gillet, Lucas Biglia, Milan Jovanovic et Silvio Proto ont cependant tenu à réagir suite à ce partage...
Silvio Proto s’est une nouvelle fois montré décisif contre le Rats du Kiel. "C’est vrai que j’ai réalisé un arrêt décisif, mais ce point n’est cependant pas le mien. C’est en effet celui de l’ensemble de l’équipe. C’est la troisième fois que je reviens au Beerschot depuis mon passage ici et je n’ai jamais encaissé le moindre but. J’aime bien jouer dans ce stade, car les supporters me connaissent et me respectent”, se réjouissait le dernier rempart à sa sortie des vestiaires. "Nous nourrissons pourtant un sentiment de gaspillage ce soir, mais ce n’était vraiment pas un match facile pour nous. Et comme on a l’habitude de défendre très haut, c’était dangereux avec Sherjill MacDonald qui partait dans tous les sens…"

"Cette rencontre n’était pas plus délicate que prévu, parce que nous nous attendions à un match de ce genre-là", affirmait Guillaume Gillet. "Nous ne sommes pas une équipe qui peut se contenter de paraître pour s’imposer. Il faut toujours y ajouter la mentalité", se rendait bien compte le Liégeois. "Nous ne pouvons effectivement pas croire que c’est gagné d’avance. Nous avions toujours ramené les trois points du Kiel lors des dernières saisons. Cette fois, nous ne l’aurions probablement pas mérité, d’autant que le Beerschot a quand même hérité de grosses occasions. Même s’il est vrai que, après trois minutes, j’aurais pu déjà débloquer la situation… Si j’avais utilisé mon pied gauche, nous aurions peut-être ramené les trois points à Bruxelles. Mais ce pied-là, il me sert juste à monter dans le bus..."

"C’était un match compliqué, disputé dans des conditions difficiles", lançait Lucas Biglia. "Vu le contexte, je suis satisfait du point du partage. Les deux équipes étaient sensiblement du même niveau. Le Beerschot a crânement joué le jeu, on ne peut pas dire la même chose de tous nos adversaires. Il ne faut pas oublier que cette équipe n’est jamais qu’à six petits points des play-offs 1. Elle n’est pas si mauvaise que cela…", précisait l’Argentin. "Notre circulation de balle était trop lente, mais c’est aussi le mérite de l’adversaire. Mon niveau de jeu ? Je manque encore de rythme. Par contre, j’en ai tout doucement marre qu’on me demande à chaque fois pourquoi je n’ai pas encore retrouvé mon niveau sur les coups de pieds arrêtés. Il ne faut pas oublier que j’ai quand même stoppé pendant deux mois..."

Milan Jovanovic regrettait quant à lui l’état du terrain. "Je tiens vraiment à insister sur ce sujet. C’était une catastrophe. Comparable à ce que nous avions connu à Mons. Sur une pelouse pareille, il est impossible de passer, de dribbler et de tenter des gestes techniques... Mais je suis tout de même extrêmement heureux, qu’après quatre matches en 2012, nous comptabilisions quand même dix points sur douze. Nous avons quand même joué successivement contre les deuxième, troisième et quatrième du classement ! Bon, c’est vrai que ça manquait un peu de rapidité d’exécution ce soir, et qu’un peu trop de nervosité s’est insinué au sein de l’équipe... mais vous savez, avec ses quarante matches et ses play-offs, le championnat de Belgique est pour moi l’un des plus difficiles !"
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