Lamisha Musonda : Développer ma propre identité

Cette saison, plusieurs jeunes éléments feront partie intégrante du noyau A du RSC Anderlecht. L’un d’entre eux est LAMISHA MUSONDA, le fils aîné de Charly Musonda, l’ancien joueur du Sporting qui est aussi responsable du matériel au sein du club bruxellois actuellement. Le médian de dix-neuf ans, qui jouait encore avec les U21 dirigés par Geert Emmerechts lors du dernier championnat en date, espère surtout beaucoup apprendre au contact de cette équipe première lors du prochain exercice...


Fin juin, Lamisha a commencé à s’entraîner avec les ouailles du coach Ariël Jacobs et il fera donc officiellement partie du noyau A dès cette saison 2011-2012. “Mon intégration se déroule plus facilement que je ne l’avais imaginé. De nombreux bons joueurs évoluent ici, le jeu est rapide et la manière de jouer me convient bien. Ma technique me permet de faciliter cette intégration. Je me sens également très bien dans le groupe en lui-même. Romelu est surtout d’un grand soutien. Je le connais depuis l’époque où je jouais chez les -15 ans”, précisait-il encore. “En comparaison avec ce que je connaissais chez les Espoirs, c’est essentiellement l’intensité des séances qui est fort différente. Je ne veux cependant pas affirmer qu’il y a plus de technique ici qu’il n’y en avait chez les jeunes, car beaucoup de joueurs du noyau des aspirants disposent eux aussi d’un beau bagage dans ce domaine.”

Le fait de figurer dans le groupe de l’équipe première dès cette saison fut une surprise de taille pour le plus âgé de la fratrie Musonda. “J’ai appris cette bonne nouvelle deux semaines avant la reprise des entraînements”, affirmait le médian. “Ce fut vraiment très surprenant parce que notre famille a dû attendre très longtemps avant de savoir de quoi notre avenir serait fait. Faire partie du noyau des Mauve et Blanc, ce n’est quand même pas quelque chose qui est donné à tout le monde”, se rendait-il très bien compte. “Je sais que c’est maintenant à moi de saisir ma chance et de me montrer sous mon meilleur visage…”

Quand on lui demanda une brève description de ses points forts, Lamisha répondit alors : “Ma vision du jeu, mes passes en profondeur et j’estime également que je dispose de bonnes qualités pour m’infiltrer, avec ou sans le ballon”, assurait-il. “Par contre, je devrais encore progresser dans les duels et je pense que mon jeu de tête reste aussi perfectible...”

Le nouveau venu joue au foot depuis l’âge de six ans et combine toujours ce sport avec ses études. Il sera effectivement en rhétorique l’année prochaine. “Jusqu’à présent, ces deux activités étaient parfaitement combinables. Jusqu’à la saison dernière, on venait à chaque fois me chercher pendant les cours pour me conduire à l’entraînement et ces séances tombaient exactement au moment des activités sportives organisées à l’école. Mais tout cela va désormais un peu se compliquer étant donné que je vais m’exercer en compagnie du noyau A. Je vais devoir rattraper les cours que j’aurai manqués en toute fin de journée.”

Le choix de Lamisha s’est porté sur le numéro 42. “La raison en est simple : le nom de mon papa figurera évidemment sur mon maillot et le 42, c’est simplement l’âge de ma maman. Je voulais que mes deux parents soient représentés sur ma vareuse”, expliquait-il. “Cette année, mon objectif sera de m’entraîner le plus souvent et le mieux possible avec les joueurs de l’équipe première. Et j’espère que je serai dès lors récompensé de mes efforts par du temps de jeu dans l’une ou l’autre rencontre en fin de saison. Il s’agirait alors d’une saison véritablement idéale. À long terme, j’aimerais volontiers réussir au Sporting d’Anderlecht. Jouer en Ligue des Champions est d’ailleurs l’un de mes vrais rêves”, disait celui qui ne manquerait sous aucun prétexte une rencontre du FC Barcelone à la télévision !

Cependant, une sérieuse pression pèsera sans doute sur les épaules de Lamisha Musonda dont le père était, à juste titre, surnommé… Champagne Charly lors de son époque bruxelloise ! “Ce que mon papa a réalisé jadis dans ce club est fantastique, mais il n’est en fin de compte pas si compliqué de s’en distancier”, racontait le fiston. “Finalement, c’est moi qui me retrouve sur le terrain désormais, plus mon père. Je dois maintenant m’en sortir tout seul et développer ma propre identité. Comme d’ailleurs tous les autres joueurs du noyau...”

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