Oleg lachtchouk se réjouit une fois de plus de revenir à Anderlecht même si le Cercle y risque gros. La saison passée, il avait privé son club de cœur du sacre en venant s'imposer au Parc Astrid grâce à deux de ses réalisations. "Rien n'est plus faux ! Ce succès datait de début janvier et, dans les mois qui suivirent, le Sporting eut tout en main pour gagner le sprint final. C'est à Tubize que mes amis ont perdu le titre."
Ce soir, il reviendra à la... maison. "Dix ans dans un club, cela marque. Ce rendez-vous dégage un parfum plus que spécial. Mais je ne me précipite pas sur le calendrier dès sa parution pour y découvrir les dates des confrontations avec Anderlecht et les entourer de rouge dans mon agenda. Une fois sur la pelouse, je suis concentré sur mon match et je joue à fond pour le Cercle."
Pourtant, il était presque gêné l'hiver dernier quand il a frappé deux fois victorieusement au stade Constant Vanden Stock. "Il m'est pratiquement impossible de vous décrire les sentiments qui m'habitaient. J'étais heureux d'avoir marqué et offert le succès à mes couleurs. Mais dans le même temps, je ne savais trop quelle attitude adopter vis-à-vis des supporters bruxellois qui ont toujours été géniaux avec moi."
Battu par Gand, le Cercle se déplace à Anderlecht : le départ de cette nouvelle campagne risque d'être délicat pour les Brugeois. "J'ai vu le Sporting contre la Genoa. Déjà ce moment, je me suis dit qu'il entamait bien cette saison. Ce sentiment fut confirmé contre Sivasspor puis à Courtrai. Mais en foot, tout peut aller très vite dans un sens comme dans l'autre... On doit de toute façon aller là-bas et il y a de bonnes et de mauvaises périodes pour s'y rendre."
(La Dernière Heure- Pascal Guerman )





